MIR CARAVAN

 

 

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Bons Baisers de Moscou

Hormis la pluie, le vent, le froid, le matériel pas arrivé, les douches et les toilettes pas installées, les organisateurs dépassés, les camions bloqués (pas les autorisations à l'entrée du parc pour ce jour là) et les caravanes pas attribuées, grosso-modo, tout se passe bien.

Mardi 31 août

Bons Baisers de Moscou

Panneau-Moscou.jpgCette fois ça y est, nous y sommes. Moscou est là avec son fleuve qui s'écoule au pied du parc Kolomenskoye, autrefois lieu de résidence des Tsars, dans lequel nous sommes accueillis.

1ère nuit à l'hôtel du parc, on croise quelques visages connus, Karine, des Buchingers, Rosalie et Elsa de l'organisation, nous sommes au bon endroit ! 

Mercredi 1 septembre :

Réveil au son des fanfares, c'est la journée nationales des enseignant(e)s. Les enfants sont tirés à 4 épingles. La pluie est fidèle au poste. Aujourd'hui, les caravanes sont là, entre les flaques d'eau et la boue de ces derniers jours (très) pluvieux. 

Jeudi 2 septembre

Nous apprenons que la toile et les châssis embarqués à Namur pour être peints à Moscou sont restés sur le quai de chargement à Paris (absurde géographie). Pas de support donc pour peindre.

7 stations de métro plus tard et surtout grâce à Lena, notre interprète, nous nous retrouvons dans le magasin "Piridjivniki", du nom d'un groupement de peintres ambulants qui naquit en Russie fin du 19ème siècle. Achat de toile, et retour au parc.

France s'installe vaille que vaille en se servant de la remorque de la compagnie "Buchingers Boots". Elle y pose ses pinceaux, de la toile à peindre, de l'éclairage (merci à "la Compagnie du Hasard") et la transforme en atelier mobile. Le tour est joué.

Vendredi 3 septembre :

Ouverture du site pour les premiers spectateurs à 19 heures. La tension monte, le site ressemble de plus en plus à un champ de bataille (dixit Horacio de "Teatro Nucleo"), le désordre est partout. La pluie, toujours la pluie, des flaques de boues de plus en plus grandes donnent au lieu un aspect "bosniaque" . Et puis, miraculeusement, la pluie cesse, 5 camions chargés de gravier surgissent de nulle part pour "assécher" les 2 hectares qui nous sont dévolus, le site est nettoyé et les portes s'ouvrent.

DSCI0675Frénésie ! C'est le mot qui vient à l'esprit quand les spectateurs se ruent à l'intérieur du site. Ils marchent vite, courent. Vont vers la lumière. S'arrêtent, photographient, commentent, partent, reviennent, re-photographient, veulent peindre avec, rient. 

 

(c) Everard White Carnaval 2010Samedi 4 septembre :

La météo est plus clémente. France peut peindre à l'extérieur tout en veillant à se couvrir d'un long manteau vendu sur le site. Un manteau "pur produit des grands froids".

2 toiles sont crées :

- Europe enlevée par Zeus, en hommage au peintre Valentin Serov, de l'école des Peintres Ambulants.

- Carnaval Blanc, directement inspiré du spectacle mis en scène par le chorégraphe japonais Shusaku Takeuchi.

Après quelques croquis des répétitions, les toiles se couvrent de fusain et de couleurs devant des centaines de spectateurs surpris et attentifs. Plusieurs s'installent sur le banc et restent là, plongés dans cet univers en création.

Quelques questions, soit dans un anglais approximatif, soit en russe. La communication s'établit lentement par gestes interposés ou grâce à la présence de Léna, notre traductrice. Les spectateurs apprécient, certains iront jusqu'à dire qu'ils sont "hypnotisés" par les gestes et la peinture de France

Et cette énergie donne des ailes. Des spectateurs demandent s'ils peuvent intervenir sur la toile.

Belle rencontre avec Olga Galakhova, Directrice du cahier-théâtre "Stanislavsky" (dans le quotidien Nezavisimaya) avec qui nous avons échangé quelques anecdotes moscovites.